7) Les noms

                       

            Le jour de l'inauguration, les noms des soldats morts pour la Patrie résonnaient dans l'air et, au son du clairon, passaient à la postérité.(Estrées-Mons ; Soyécourt).

 

 

            Mais arrêter la liste de ceux qui figureraient sur le monument n'a pas été chose facile.

 

            A Domvast, le Conseil municipal "décide que seuls seraient inscrits les noms des mobilisés morts alors qu'ils étaient sous les drapeaux; il n'est pas possible d'inscrire les noms des militaires rentrés dans leurs foyers lors de leur décès, même si ce décès résulte des suites de la campagne car, d'après les dispositions législatives actuellement en vigueur, il pourrait y avoir de telles morts encore dans 40 ans" (Délibération du 14 août 1920).

 

            Quand la place le permet, on inscrit sur le monument le nom, le prénom, le grade, le régiment et aussi la date et le lieu du décès.

 

            Les soldats sont cités, en général, par ordre alphabétique. Mais on trouve aussi des listes chronologiques: morts en 1914, 1915, 1916...

 

            Le nom des soldats est parfois suivi du nom des victimes civiles.

 

 

            Dans une commune, on refuse d'inscrire le nom d'un homme convaincu de meurtre; dans une autre, c'est le père d'un soldat tué qui refuse de voir le nom de son fils figurer sur le monument. Mais, quand il s'en émeut, le nom est déjà gravé.

 

            Sur quelques monuments, la liste des noms est accompagnée de médaillons d'émail à l'effigie des morts, et l'émotion est grande à la découverte des ces jeunes visages qui sortent de l'anonymat. (Bayencourt)

 

 

            Quelquefois, trois ou quatre noms identiques se suivent sur la pierre : des familles entières ont été décimées.

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